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Noisy-le-Grand : des alarmes anti-intrusion dans toutes les écoles

Tous les groupes scolaires de la ville vont être équipés de télécommandes alertant la police municipale en cas d’incidents graves.

Les écoles ne sont plus des sanctuaires. Malgré les différents dispositifs de protection (visiophone, ouverture des portes à distance, allongement des grilles…), ces sites demeurent vulnérables. Consciente de cette limite, la municipalité de Noisy-le-Grand a décidé de déployer des alarmes anti-intrusion dans toutes les écoles, centres de loisirs et crèches de la ville.

Une télécommande installée dans chaque classe permettra d’alerter la police municipale en cas d’incident grave. Mieux que le sifflet ou la corne de brume utilisés jusqu’ici : « Avec le sifflet, je dois courir à deux endroits de l’école élémentaire pour que tout le monde soit alerté, détaille Christophe Col, directeur du groupe scolaire Paul-Serelle. Et encore, les élèves de l’école maternelle, située à côté, ne l’entendent pas ».

«C’est sécurisant pour tout le monde »

Le nouveau système d’alarme l’enchante. « C’est simple, efficace, et tout le monde est concerné », souligne-t-il. Même son de cloche chez les enseignants : « C’est sécurisant pour tout le monde. Ça va permettre d’agir plus vite et de gagner du temps », renchérit Philippe.

Au total, 23 groupes scolaires, 3 centres de loisirs et 7 crèches vont être équipés d’ici fin février. Près de 435 télécommandes seront disposées dans chaque classe et 100 déclencheurs manuels installés dans des lieux de passage (préau, cour, réfectoire…).

Une fois activé, le signal est envoyé au siège de la police municipale. Grâce à la géolocalisation, les agents savent quelle école a activé l’alarme. « Tout le personnel, au bureau ou dans les voitures, est immédiatement prévenu et nous informons aussi la police nationale », détaille Xavier Petibon, chef de la police.

Une procédure bien précise est alors mise en place. « On ne sait pas ce qu’on va trouver sur place alors nous parons à toute éventualité, poursuit-il. Nous avons équipé les agents de matériel de protection (gilets pare-balles, boucliers, casques avec visière) et des trousses de premiers secours (matériel pour garrot, coussin anti-hémorragique…) ».

La police municipale formée et équipée

Cet investissement est parfaitement assumé par Brigitte Marsigny, maire LR de la commune. « J’ai décidé de créer une police municipale digne de ce nom avec 40 agents qui nous permet aujourd’hui de mettre en place ce type de dispositif, explique-t-elle. Tous les agents seront formés pour ce type d’intervention ».

Le projet est plutôt bien accueilli par les parents. Et pour cause, c’était une demande récurrente. « Cela permet surtout d’harmoniser les systèmes entre les écoles qui, jusqu’à présent, se débrouillaient un peu chacun dans leur coin, apprécie Laurence Bahloul, déléguée FCPE à Noisy. Et puis, former les enfants à ce type de situation permettra sans doute de limiter les effets de panique».
Voir l’article original du Parisien du 23 janvier 2019

Face à la menace terroriste, Méru équipe ses écoles d’une alarme anti-intrusion

Pendant les vacances, un système d’alarme spécifique devrait être installé d’abord dans une école avant d’être généralisé.

« Quand il s’agit d’enfants, tout s’impose. Leur bien-être, leur sécurité, leur santé, c’est notre priorité », résume Nathalie Ravier, la maire (SE) de Méru. Après la corne de brume, le sifflet, les écoles de la Cité de la nacre auront bientôt un nouveau dispositif « attentat-intrusion ». La ville va se doter d’un système d’alarme spécifique pour parer à la menace terroriste.

A l’image de sa voisine Chantilly qui a ouvert la voie dans l’Oise, les 12 établissements scolaires disposeront d’alarmes directement reliées à la police municipale et à la gendarmerie. D’abord, un boîtier sera installé dans chaque classe des quatre groupes scolaires, des deux maternelles et des deux élémentaires. En cas d’intrusion, quiconque pourra l’actionner et ainsi prévenir les forces de l’ordre.
Un dispositif à 72 000 €

Parallèlement, les enseignants, les directeurs d’école et de périscolaires auront en leur possession une espèce de pendentif qui aura la même vocation. Dans cette démarche, « nous avons été accompagnés par les pompiers, les gendarmes et les services de l’Etat, poursuit Nathalie Ravier. Le but n’est pas de transformer les écoles en blockhaus. » Le coût du dispositif est évalué à 72 000 €.

Une première école sera équipée pendant les vacances de ce mois-ci. « Si les essais sont concluants, on l’installera partout, indique Abdelafid Mokhtari, adjoint au maire. Si cela ne fonctionne pas, on verra comment améliorer le système. » Mais pour l’élu, il reste tout aussi important de travailler avec les enfants comme les adultes sur les « comportements, les réflexes à avoir en cas d’intrusion ».

Voir l’article original du Parisien du 20 février 2018

Chilly-Mazarin propose un kit alerte-agression à ses commerçants

Depuis le printemps 2017, la Police Municipale de Chilly-Mazarin propose un nouveau dispositif pour assurer la tranquillité de ses commerçants : le kit alerte-agression. Ce système permet à tous les commerces qui s’en équipent, de pouvoir envoyer une alerte texte et sonore directement sur les postes radio de la Police Municipale. Concrètement, il prend la forme d’un boitier radiofré-quencé à installer dans l’établissement. Discret et pratique, ce kit alerte-agres-sion a déjà convaincu plusieurs profes-sionnels de la ville au cours d’une démonstration destinée aux artisans, commerçants et professions libérales.

Voir l’article complet du Parisien

Voir le dossier Police Municipale de la ville de Chilly Mazarin (article sur le kit en page 18)

Desmarez met au point un système d’alerte dans les écoles 

L’entreprise familiale, installée dans l’Oise, fête ses 40 ans. Le renforcement de la sécurité, notamment dans les écoles et les lieux publics, fait partie de ses axes de développement.

Aujourd’hui, la radio, ce n’est plus on appuie sur un bouton et «Allô, tu m’entends ?» Demain, nous aurons des talkies-walkies qui diffuseront de la vidéo, dans lesquels la voix ne représentera plus que 20 % des données transmises. » On aurait pu croire que l’avènement de la téléphonie mobile, et de toutes les solutions de transmissions de données qui l’ont accompagnée, allait se traduire par un déclin de la radiocommunication.

La bonne santé de l’entreprise Desmarez, installée à Lacroix-Saint-Ouen (Oise), atteste du contraire. « La radio est devenue un véritable média », soulignent Thierry et Bertrand Desmarez, les deux frères qui dirigent la société créée par leur père en 1977 (lire par ailleurs). Dans les stades, les grands magasins, sur les réseaux d’autoroute ou dans les sociétés qui assurent le fonctionnement de tunnels routiers, la radio reste même le principal moyen de communication des agents chargés de la sécurité. Partout en fait où la téléphonie mobile peut révéler ses failles, souvent parce qu’elle risque la saturation en cas d’incident majeur. « Nous étudions et bâtissons les réseaux nous-mêmes, précise Bertrand Desmarez. On réalise nos propres études de couverture radio-électrique. »

La multiplication des attaques terroristes, ces dernières années, suscite même de nouvelles applications. Desmarez commercialise ainsi depuis plusieurs mois un système d’alarme anti-intrusion pour les écoles. Chantilly, Laigneville ou encore Le Plessis-Belleville, dans l’Oise, ont d’ores et déjà choisi d’équiper leurs établissements de ce système qui permet, par exemple, de prévenir la police en cas d’attaque terroriste ou, plus simplement, d’intrusion ou d’incivilités. « Les enseignants sont équipés d’un émetteur avec plusieurs boutons, explique Thierry Desmarez. En fonction de la gravité des faits, ils ne pressent pas le même bouton. »

« Protéger les citoyens dans la rue sera notre prochain chantier »
Dans l’école, en cas de déclenchement d’une alerte par un personnel enseignant, des alarmes, différentes de celles qui retentissent pour un incendie, se mettent en marche. Ce dispositif, affirment les deux dirigeants, est conforme au Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) défini par l’Éducation nationale.

Et les deux dirigeants ne comptent par en rester là : « Protéger les citoyens dans la rue sera notre prochain chantier. On est en train de plancher sur un système de citoyens référents, un peu comme les «voisins vigilants» qui, via une application sur smartphone, pourraient prévenir la police d’événements inhabituels. »

Autant d’axes de réflexion et de développement qui incitent les deux dirigeants à l’optimisme pour l’avenir.

Voir l’article : http://www.courrier-picard.fr/54102/article/2017-09-03/desmarez-met-au-point-un-systeme-dalerte-dans-les-ecoles